JEAN-CHRISTOPHE ROBERT

Peintre, plasticien

Jean-Christophe Robert est un peintre plasticien qui instaure un dialogue entre les genres picturaux et l’environnement visuel de l’époque contemporaine. Façonnées et assemblées à la main, ses toiles interrogent la place et le rôle de l’objet – et notamment de l’art – à l’ère de la consommation de masse

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Né en 1961, Jean-Christophe Robert vit et travaille à Sète. Sa carrière artistique débute sans formation. « J’ai passé douze ans dans mon coin ! » confie-t-il avec enthousiasme. Il passe alors sa vie entre les murs du jeune Centre Pompidou et puise à la source toutes les tendances de l’art contemporain.

Cette indépendance et cette liberté de pensée le font remarquer par des galeries et des institutions influentes. Après avoir intégré en 1990 l’Institut des Hautes Études en arts plastiques – une école créée par Pontus Hultén et dont le modèle pédagogique s’inspire du Bauhaus – les sollicitations lui parviennent de toutes parts.

Inspiré par les expérimentations de Jozef Beuys, de Carl André ou encore Deuzeuze, Jean-Christophe Robert pose un regard pragmatique sur ce qui compose un tableau : un châssis, une toile, de la peinture. Ces différents éléments revêtent une importance égale pour lui. Ainsi la fabrication d’un châssis en trois dimensions est la première constante dans son œuvre. En enveloppant ces châssis de toile épaisse et en les peignant avec une touche singulière et spontanée, le jeune peintre adopte un style facilement reconnaissable, qui l’accompagnera toute sa carrière.

Ses premières pièces reproduisent des biens de consommation qu’il suspend au mur comme des tableaux. La facture artisanale de ces œuvres leur donne un aspect familier et chaleureux. Ce sont des biens produits en très grande série, qui à cet égard sont quasiment universels, mais qui se chargent d’une individualité inattendue une fois représentés par Jean-Christophe Robert. Ils sont dépeints « après qu’ils aient vécu dans la maison », chargés d’une personnalité indéfinissable qui n’a pas grand chose de commun avec les canettes Campbell d’Andy Warhol.
Réalisant un jour que ces œuvres sont des natures mortes contemporaines, l’artiste décide d’appréhender les autres genres picturaux avec la même démarche. Les « genres » correspondent à une classification du XVIIème siècle qui s’attachait à hiérarchiser les sujets qu’il convenait de peindre : scènes mythologiques et historiques, portraits, paysages, nature morte, scènes de genre. Une typologie dont les artistes ont réussi à s’affranchir au XXème siècle et qui était, de fait, démodée à l’époque.

Cette série sur les genres s’est construite de manière empirique, chacun nécessitant un murissement de plusieurs années. Après avoir composé des mythologies contemporaines dépeignant les stars du showbiz et avoir conçu des portraits qui convoquaient de grands standards de l’histoire de l’art, Jean-Christophe Robert a abordé le thème du paysage.

Les marques commerciales peuplent notre environnement contemporains. Jean-Christophe Robert propose donc de synthétiser le paysage sous la forme de ces logos. Il s’agit toujours de châssis entoilés de tous côtés, mais l’artiste y a transféré des reproductions sérigraphiées des Nymphéas de Monet, qui entraient alors dans le domaine public. Ce rapprochement met en question le statut de ces œuvres sur-médiatisées, devenues des icônes, voire des emblèmes commerciaux. Malgré cette banalisation, l’artiste rend un hommage étonnant à ces toiles fameuses, que Monet a peint à la fin de sa vie et qui ont ouvert la voie à toutes les avant-gardes du XXème siècle.

Nike 2010
Sérigraphie et acrylique sur toile, 42 x 127 x 12 cm
2400 €

En dépit de la variété de leurs formes, on retrouve une grande cohérence dans le traitement de ces différents sujets. Son rapport à la société de consommation n’est ni bienveillant ni rebelle. Il interroge notre rapport à l’authenticité, aux spécificités formelles qui auraient tendance à disparaître sous l’effet de la standardisation et de la production en série. Le peintre ne s’inspire plus de l’observation de la nature, il se nourrit des productions humaines et du phénomène de reproduction.

En marge de son travail sur les genres, Jean-Christophe Robert aborde la sculpture avec les mêmes préoccupations. Les objets qui l’inspirent sont anodins : ils ne coûtent guère plus d’un euro et pourraient se retrouver dans n’importe quelle poche. Pour les hisser à un statut d’œuvre, l’artiste fait appel à un orfèvre pour éditer ces « sculptures de poche » en or 18 carats.

Jean-Christophe Robert, Sculpture de poche, ticket de métro1.
Jean-Christophe Robert, Sculpture de poche, Coton tige4.
Jean-Christophe Robert, Sculpture de poche, ticket de métro2.
Jean-Christophe Robert, Sculpture de poche, Préservatif5.

Les grands sculpteurs avant-gardistes avaient pour objectif de « faire descendre les statues de leur socle ». Jean-Christophe Robert les expose dans les poches des galéristes, avant de les faire entrer dans les poches des collectionneurs ! Ce format étonnant est une invitation à porter, sur soi, des œuvres invisibles, à les oublier et les exhiber dans les situations les plus incongrues.

BIOGRAPHIE

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EXPOSITIONS PERSONNELLES (sélection)

 :

Fin 2010 TRAFIC galerie, Paris.
2009 BIENNALE DE LYON – Résonance – Centre d’art GAC – Annonay.
2008 TRAFIC galerie, Paris
2002 « Peintures », TRAFIC galerie, Ivry
2001 Foire ART JONCTION, Galerie CHEZ VALENTIN, Nice.
1999 Galerie CHEZ VALENTIN, Paris
1996 Galerie VIA ART, Prague
1996 Galerie MICHEL REIN, Tours
1995 Galerie JENNIFER FLAY, Paris
1994 Galerie GANDY, Prague
1994 Galerie ATTIA BOUSBAA, Paris
1993 Galerie ALAIN GUTHARC, Paris
1993 Découverte 93, galerie Diecidue de Milan, Paris
1992 Galerie VALLEIX, Paris
1990 Espace d’art contemporain de la ville de Paris

EXPOSITIONS COLLECTIVES (selection) :


2010 « Estampes », MAPRA Maison Arts Plastiques Rhòne-Alpes.
2010 « Voila l’été », Trafic galerie, Paris.
2009 Slick au 109, Trafic galerie, Paris.
2009 « J’écris ton nom liberté », Galerie Trafic, Paris.
2008 « Salon de dessin », Trafic galerie, Paris.
2008 Slick au 109, Trafic galerie, Paris.
2008 « Pas-sages », Galerie Trafic, Paris.
2004 « Cabinet d’amateurs », Galerie Trafic, Ivry.
1999 « Chez Valentin », Ecole d’art du Havre, Le Havre.
1998 « Réveillons-nous », coproduction des galeries Méteo, Chez Valentin et de J.C. Robert, Paris.
1997 « Réveillons-nous », coproduction des galeries Méteo, Chez Valentin et de J.C. Robert, Paris.
1996 « La villa dans la villa », Centre d’art contemporain La villa du parc, Annemasse.
1996 Frac Languedoc Roussillon, Pezenas.
1996 Grammercy park hotel, galerie Jennifer Flay, New-York.
1996 « Autour de Roger Vivier », China club, Hong Kong.
1996 « Autour de Roger Vivier », Tai-Pi, Taiwan.
1996 « 1967 – 1996 », galerie Alain Veinstein, Paris.
1996 « Une table, un mur », coproduction de D. Besikian et J.C. Robert, Paris.
1996 « Nadine Gandy éditions », galerie Alain Gutharc, Paris.
1996 Galerie Alessandro Vivas (curator : Patrick Amine), Paris.
1996 « Nous nous aimons 2 », coproduction de D. Besikian et J.C. Robert, Paris.
1995 Grammercy park hotel, galerie Jennifer Flay, New-York.
1995 Foire de Bale, galerie Jennifer Flay, Bale.
1995 Galerie Gandy, Prague.
1995 Galerie Praz-Delavallade, Paris.
1995 Galerie du Jour, Paris.
1995 « Autour de Roger Vivier », galerie Enrico Navarra, Paris.
1995 Galerie Attia Bousbaa, Paris.
1994 « Presque rien », galerie Jennifer Flay, Paris.
1994 FIAC, galerie Jennifer Flay, Paris.
1994 « Aspects de la sculpture contemporaine », Musée des Beaux-Arts, Clermont Ferrand.
1994 Grangia di Serre di Rapolano, Sienne.
1994 « Les fleurs de mon jardin », galerie Alain Gutharc, Paris.
1994 « Ticket d’entrée », galerie Valleix, Paris.
1994″ « Diary », galerie Praz-Delavallade, Paris.
1994 Galerie Attia Bousbaa, Paris.
1994 « Jardins », Centre d’art de Marchin, Belgique.
1993 Cologne Art Fair, galerie Alain Gutharc, Cologne.
1993 Galerie Rodolphe Janssen, Bruxelles.
1993 « Nous nous aimons », coproduction de C. Closky et J.C. Robert, Paris.
1993 « Fragile, économique, léger », galerie Valleix, Paris.
1993 Découverte 93, galerie Alain Gutharc, Grand Palais, Paris.
1993 « Les dindons », galerie Valleix, Paris.
1993 « Food for thought », galerie Attia Bousbaa.
1993 « Manipulations », galerie Attia Bousbaa.
1992 « Tableaux volés », galerie Sylvana Lorenz, Paris.
1992 « Cabinet de dessins », galerie Michel Rein, Tours.
1992 Cinq artistes de la Seine St Denis, St Denis.
1992 Galerie Valleix, Paris.
1992 Salon de Montrouge, Montrouge.
1991 « 12 Kunstler auf Paris und Bielefeld », Bielefeld, Allemagne.
1991 « Trois peintres, trois photographes, trois sculpteurs », Centre Andre Malraux, Chambéry.
1991 « Trois peintres, trois photographes, trois sculpteurs », galerie de l’ancienne école polytechnique, Paris.

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