Anish Kapoor chez Le Corbusier

Du 10/09/15 au 01/01/2016
Nous avons rencontré Anish Kapoor lors de l’inauguration de son exposition au Couvent  de la Tourette, le chef d’œuvre architectural que Le Corbusier a édifié à Éveux entre 1956 et 1960.

Informations pratiques :
Couvent de la Tourette, 69210 EVEUX
Du mardi au dimanche, de 14h à 18h30
Tarif : 7€ (tarif réduit : 5€)
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Le travail d’Anish Kapoor a trouvé au couvent de la Tourette un écrin à sa mesure.
On connaît bien désormais ses sculptures-miroirs en aluminium, d’une perfection absolue. Nous avons également déjà éprouvé l’effroi que provoquent ses amas de cire, qui imitent les chairs sanguinolentes.

Mais ces œuvres prennent une dimension supplémentaire dans ce lieu de culte. Elles dialoguent avec la philosophie chrétienne et platonicienne, la tentation de la chair et l’élévation spirituelle.

Elle se reconnaissent également dans les réflexions qui guidaient Le Corbusier, sur la fonction de la lumière ou la porosité de la frontière entre sculpture et architecture.

C’est avec un enthousiasme communicatif que Frère Marc, moine dominicain et historien de l’art, invite Anish Kapoor à s’approprier les lieux de vie de sa communauté. Il perpétue par là-même une tradition d’ouverture au monde contemporain, qu’avaient initiés ses prédécesseurs dès les années 50 et que perpétue le couvent en accueillant annuellement des expositions depuis 2009.

Pour aller plus loin :

-> le site web d’Anish Kapoor est très richement documenté ;
-> le site web du couvent de la Tourette ;
-> le compte Facebook du couvent de la Tourette ;
-> le site de la Fondation Le Corbusier présente de nombreuses photos du couvent ;
-> l’éditeur Bernard Chauveau publie les catalogues de chaque exposition

Si vous n’êtes pas encore allés voir les œuvres d’Anish Kapoor à Versailles, il est encore temps : l’exposition se tient jusqu’au 1er novembre. Ces installations sont absolument monumentales, l’accès aux jardins et au Jeu de Paume est gratuit et, après les tristes outrages dont elles ont fait l’objet, c’est un acte de militantisme salutaire que de soutenir cette initiative : Anish Kapoor s’est en effet attaché (mieux que tous ses prédécesseurs) à faire dialoguer ses créations avec notre patrimoine historique.